L'église et son histoire
L’église Saint-Pierre d’Yvetot, dont la construction fut initialement confiée à Camille III juste avant la Révolution française, a été détruite en 1940 par des bombardements allemands. Elle a été reconstruite en 1956 selon un plan circulaire. Le vitrail de cette église, avec ses 1 046 m², est considéré comme le plus grand d’Europe. Depuis le 8 octobre 2001, l’édifice est inscrit au titre des monuments historiques.
Construction
La reconstruction de l’église est l’œuvre de plusieurs architectes :
• Pierre Chirol (jusqu’à son décès en 1953)
• Robert Flavigny
• Yves Marchand
Les travaux, marqués par des difficultés techniques (problèmes de matériaux, modifications de plans) et administratives, ont été achevés en 1956. Le campanile, quant à lui, n’a été construit que quelques années plus tard. En raison du vieillissement prématuré des matériaux, d’importants travaux de restauration ont été menés sur l’église et son campanile entre 1991 et 1994.
Vitraux
L’église mesure 40 mètres de diamètre pour 20 mètres de hauteur. Son vitrail, de plus de 1 000 m², a été réalisé par Max Ingrand. Ce vitrail, véritable explosion de couleurs vertes, dorées et bleues, est un puzzle minutieux composé d’une douzaine de pièces en verre. Il représente plusieurs saints, avec un large volet consacré aux Normands du diocèse de Rouen.
Aux côtés du Christ, de saint Pierre (patron de la paroisse d’Yvetot depuis plus de mille ans) et des apôtres, on reconnaît saint Valery (apôtre du pays de Caux et du Vimeux au VIIe siècle), saint Saëns (moine irlandais de Jumièges, fondateur d’une abbaye dans la vallée de la Varenne), saint Ouen (qui introduisit la vie monastique à Rouen), saint Philibert (premier abbé de Jumièges), et saint Wandrille. On y retrouve également des évêques de Rouen, parmi lesquels saint Romain (en train d’étrangler la gargouille qui dévastait Rouen), saint Remi et saint Hugues.
Les figures féminines ne sont pas en reste : à quelques pas de la Vierge Marie, on découvre Jeanne d’Arc, la Pucelle d’Orléans, dans son armure.
Les visiteurs peuvent explorer les richesses du vitrail de l’église et comprendre ses représentations grâce à des audioguides, disponibles gratuitement à l’accueil de l’Office de Tourisme d’Yvetot.
Audioguide
0 - Instructions
Bonjour et bienvenue à Yvetot.
Tout d’abord, quelques explications sur la façon dont fonctionne votre audioguide. La visite comporte plusieurs points d’écoute qui sont signalés par un numéro.
Pour obtenir une information, composez ce numéro sur le clavier de votre appareil.
La diffusion du message commence automatiquement quelques secondes après.
Pour interrompre momentanément l’écoute, appuyez sur la touche pause (bouton du haut sur la gauche de l’appareil). Pour reprendre, appuyez à nouveau sur cette même touche. Les deux flèches de chaque côté du haut-parleur de l’appareil vous permettent de passer en mode avance ou retour rapide.
Les touches de couleur donnent accès à un approfondissement de certains points. Leur utilisation vous est suggérée lors de l’écoute du message.
Vous disposez enfin d’un réglage du volume sonore sur le côté droit de l’appareil.
Pour commencer votre visite, appuyez sur la touche verte.
0 - Vert : Indications de déplacement
Vous vous trouvez actuellement dans le bâtiment d’accueil. Ancien tribunal de Commerce de la ville, il est l’une des seules constructions rescapées du bombardement de 1940.
Pour rejoindre l’église, première étape de votre visite, quittez ce bâtiment, traversez la route, puis empruntez la rue du château. Prenez ensuite la première rue à gauche, qui vous mènera à l’Eglise.
Savez-vous que vous vous promenez aujourd’hui dans les rues d’un ancien authentique royaume ? Pour connaître l’origine que la légende donne à ce royaume, tapez 1. Vous pouvez écouter ce commentaire tout au long de votre trajet, ou bien une fois arrivé devant l’Eglise.
1 - Le royaume d'Yvetot
Cette terre cauchoise fut donnée par Rollon, chef des Normands. Yvetot est ainsi formé du mot scandinave « topt », domaine rural, et de « ivar », nom d’un des compagnons de Rollon, venu du petit bourg d’Yvetoft(a), en Scanie, presqu’île suédoise sur la mer Baltique.
La légende raconte qu’en 536, Gautier d’Yvetot, seigneur des lieux, fut assassiné par le roi Clotaire 1er, dans l’Eglise de Soissons, le jour du Vendredi Saint. Afin de parer les représailles du Pape, protecteur de Gautier en raison des exploits de ce dernier face aux Sarrazins, Clotaire choisit d’affranchir les habitants de tout devoir envers le Roi de France. C’est ainsi qu’Yvetot devint un territoire enclavé dans le Royaume de France, bénéficiant d’exemptions d’impôts et autres privilèges.
Attirés par ces avantages, nombre de commerçants et artisans vinrent établir leurs commerces à Yvetot, qui devint un lieu de foires et marchés de grande renommée. Le seigneur d’Yvetot porta effectivement le titre de roi de 1203 à 1553.
En 1553, les légistes des Rois de France voulurent instaurer une harmonisation des régimes fiscaux. Le roi Henri 2 abrogea alors certains des droits spécifiques accordés aux seigneurs d’Yvetot.
Yvetot devint une principauté, comme l’actuel Monaco, mais conserva le bénéfice des exemptions fiscales et le droit de « haute et basse justice ». Martin du Bellay, seigneur de l’époque, dut renoncer à son titre de roi et se contenter de celui de prince.
A l’époque de la Révolution française, dans la nuit du 4 août 1789, le Corps Municipal d’Yvetot donna sa pleine adhésion à l’abolition des privilèges, entraînant la disparition de la Principauté d’Yvetot.
Une ère nouvelle s’ouvrit pour Yvetot qui devint le siège d’une souspréfecture de 1800 à 1926.
Tout au long de son histoire, Yvetot connut de nombreux incendies, qui modifièrent à son apparence. Pour en savoir plus sur ces destructions et ces renaissances, tapez 2.
2 - Destructions et renaissances
Pendant la guerre de Cent Ans, Yvetot, occupée par les Anglais, fut partiellement consumée, Elle se releva peu à peu de ses ruines, mais fut à nouveau incendiée en 1592, lors d’une violente bataille entre Henri 4, en pleine reconquête du royaume de France, et les ducs de Mayenne et de Guise.
Deux violents incendies ravagèrent la cité, en 1680, et en 1688 : le bourg fut à nouveau consumé par un incendie qui gagna toutes les maisons faites de bois et de chaume; seuls demeurèrent l’église et le château.
Le 10 juin 1940, le 25e Panzer Régiment de la division commandée par Rommel arriva à Yvetot, désertée par ses habitants. Le lendemain, les nazis brûlèrent systématiquement tout le centre-ville, laissant des centaines de maisons calcinées, plus de 1 000 sinistrés et 2 hectares de terrain anéantis.
L’église elle-même fut en grande partie anéantie. Les Yvetotais durent subir 50 mois d’occupation dans des conditions éprouvantes. La ville fut libérée le 1er septembre 1944.
Encore une fois, il fallut reconstruire …
Malgré ces épreuves, la ville d’Yvetot, par sa situation privilégiée, s’est développée de façon constante. Pour en savoir plus, tapez 3.
3 - Le développement
Grâce à sa situation privilégiée de carrefour routier et ferroviaire en plein Pays de Caux, Yvetot a été et reste une zone d’achalandage considérable.
A la veille de la Révolution, la cité comptait 9 850 habitants ; ainsi, du fait de cette importante population, Yvetot disposa d’une main d’œuvre d’environ 4 000 personnes, qui permit le développement d’activités textiles.
Au 19e siècle, l’industrie du tissage resta importante ; peu à peu pourtant, les fabriques se délocalisèrent vers les vallées pourvues de cours d’eau.
Il se créa alors à Yvetot une industrie qui subsiste de nos jours : l’imprimerie.
Après la Seconde guerre mondiale et la difficile époque de la reconstruction, un nouvel urbanisme permit de donner un visage moderne au centre d’Yvetot, construit en pierres et couvert de tuiles, desservi par des rues, places et avenues aérées, où il fait bon se promener le long des nombreuses vitrines commerçantes.
La période de reconstruction achevée, les municipalités successives d’Yvetot ont œuvré pour développer les services, les activités sociales, sportives et culturelles.
Aujourd’hui, Yvetot, Capitale du Pays de Caux, compte un peu plus de 11 000 habitants. Elle tend à affirmer sa position stratégique et économique, à mi-chemin entre Rouen et Le Havre, entre la Seine et le Pays du Plateau de Caux Maritime.
Il est important de noter pour finir qu’Yvetot accueille plus de 5 300 scolaires puisqu’elle compte actuellement quatre écoles maternelles, trois écoles primaires, deux collèges et trois lycées.
Elle a accueilli plusieurs illustres personnages tout au long de son histoire, comme Pierre Corneille ou Guy de Maupassant. Pour en savoir plus, tapez 4.
4 - Illustres Yvetotais
D’illustres personnages ont laissé leur nom dans l’histoire de la ville.
Le Colonel Trupel, baron d’Empire, soldat de la Grande Armée napoléonienne, qui prit part aux batailles d’Ulm, de Iéna, d’Austerlitz est né à Yvetot en 1771.
Pierre Jean de Béranger, écrivain et chansonnier, anti-clérical et républicain, fit connaître Yvetot par sa célèbre chanson « Le Roy d’Yvetot », composée en 1813.
Pierre Corneille n’est pas né à Yvetot, mais il y a séjourné quelque temps au Manoir du Fay, dans la propriété de sa famille maternelle.
Pour avoir plus d’informations sur ce monument, tapez sur la touche …
Cet édifice, construit au XVIIe siècle dans un style typiquement cauchois et classé Monument historique depuis 1996, trône au centre d’un clos masure.
Rachetée par la ville d’Yvetot, cette gentilhommière est entourée d’un jardin potager et d’un parc comprenant une grange, une bergerie, dont la restauration vient de se terminer, d’une mare et de centaines de pommiers.
La ville a lancé une étude du potentiel culturel et touristique du site.
Guy de Maupassant est toujours resté très fidèle au Pays de Caux dans la plupart de ses contes, de Boule de suif à Une vie, en passant par Pierre et Jean.
A l’âge de 13 ans, il fut mis en pension par sa mère dans une maison religieuse à Yvetot, à l’Institution Ecclésiastique, appelé le « petit séminaire » à l’époque.
Pour écouter sa description d’un voyage en diligence dans la région, issue du recueil Miss Harriet, appuyez sur la touche verte.
Né en 1806 à Yvetot, Gustave Reuland a été ministre de l’instruction publique et des cultes, personnage politique important sous le second empire et gouverneur de la Banque de France.
Auguste Rodin a une ascendance yvetotaise puisque son père Jean Baptiste Rodin est né à Yvetot même s’il en est parti très jeune.
Edmond Labbé, né à Paris en 1868, a toujours considéré Yvetot comme sa ville d’adoption ; Il y a vécu lors de sa retraite.
Il est le fondateur de l’enseignement technique et commissaire général de l’exposition universelle de 1937.
D’autres célébrités sont passées par Yvetot ; Plus proches de nous, Georges Pernoud, l’actuel présentateur de Thalassa, ou encore Annie Ernaux, écrivain contemporain, ont vécu à Yvetot.
4 - Vert : Maupassant
« C’était l’automne. Des deux côtés du chemin, les champs dénudés s’étendaient, jaunis par le pied court des avoines et des blés fauchés qui couvraient le sol comme une barbe mal rasée.
La terre embrumée semblait fumer. Des alouettes chantaient en l’air, d’autres oiseaux pépiaient dans les buissons.
Le soleil enfin se leva devant nous, tout rouge au bord de … »
« l’horizon ; et, à mesure qu’il montait, plus clair de minute en minute, la campagne paraissait s’éveiller, sourire, se secouer et ôter, comme une fille qui sort du lit, sa chemise de vapeurs blanches.
Le comte d’Étraille, assis sur le siège, cria : « Tenez, un lièvre » et il étendait le bras vers la gauche, indiquant une pièce de trèfle.
L’animal filait, presque caché par ce champ, montrant seulement ses grandes oreilles ; puis il détala à travers un labouré, s’arrêta, repartit d’une course folle, changea de direction, s’arrêta de nouveau, inquiet, épiant tout danger, indécis sur la route à prendre ; puis il se remit à courir avec de grands sauts de l’arrière-train et il disparut dans un large carré de betteraves.
Tous les hommes s’éveillèrent, suivant la marche de la bête. »
Une fois arrivés devant l’Eglise Saint-Pierre, tapez 5.
5 - Eglise Saint-Pierre - Extérieur
Vous voici devant l’Eglise Saint-Pierre.
L’église du 1 siècle fut entièrement détruite par les bombardements de 1940. L’église qui s’élève aujourd’hui devant vous fut achevée en 1956.
Sur la façade, une puissante sculpture surplombe l’entrée de la construction. Réalisée par René Collamarini, cette statut, volontairement colossale, représente Saint Pierre, pêcheur du lac et patron de la paroisse.
L’apôtre est encadré de 8 motifs rappelant divers épisodes de sa vie ; au sommet de la sculpture, figurent la tiare et les clefs.
Il se détache sur un immense filet aux mailles closes par de petits vitraux, dont la forme et la couleur font penser à des écailles de poisson.
Les 12 tonnes que pèse Saint-Pierre constituaient une véritable prouesse dans la maîtrise de la technique du béton, à l’époque.
L’Eglise elle-même est de conception circulaire.
Derrière l’église, toujours à l’extérieur, le clocher campanile de 45 mètres de hauteur porte un carillon de quatre cloches. Il est relié à l’église par un baptistère.
Pour en savoir plus sur l’histoire de l’Eglise Saint-Pierre et sur les circonstances de sa construction, appuyez sur la touche verte. Sinon, vous pouvez entrer dans l’Eglise et taper 6.
5 - Vert : Histoire de l'église Saint-Pierre
Après la destruction de la ville en 1940, un urbaniste parisien, M. Millet, a réalisé un plan d’aménagement de reconstruction, agréé le 12 mai 1942, et déclaré d’utilité publique le 26 juin 1945.
L’exécution en a été confiée à Othello Zavaroni, prix de Rome d’architecture.
En 1947, la municipalité yvetotaise décide de la reconstruction de l’Eglise, et reçoit trois projets à étudier en 1949.
Le projet d’une église ronde attira leur attention.
Ainsi, l’édifice qui se dresse devant vous, œuvre de Yves Marchand, architecte assisté Pierre Chirol et de Robert Flavigny, fut achevé en 1956, après plus de 6 ans de travaux.
La spécificité de cette église réside dans sa forme ronde, qui favorise le rassemblement communautaire des fidèles.
Sa beauté repose essentiellement sur verrière, aux dimensions peu ordinaires, et dont les couleurs très chaudes composent une couronne de gloire au Christ crucifié, point de convergence de tout l’édifice, au-dessus de l’autel.
Cet immense vitrail est si imposant qu’il rendrait vaine toute autre décoration ou statuaire.
Il est considéré comme la plus grande verrière d’Europe ; selon les heures et les éclairages, la luminosité et les couleurs chatoyantes du vitrail sont changeantes.
A qui sait le regarder, le vitrail révèlera l’histoire de l’implantation du christianisme dans la région, puisque s’y trouvent esquissées les figures des grands saints normands.
Entrez maintenant par les portes latérales.
Et comme dans tous édifices religieux, les conversations se feront à voix basse …
Une fois à l’intérieur, tapez 5.
5 - Eglise Saint-Pierre - Intérieur
En franchissant le seuil de cette église, votre regard va se porter d’emblée sur le vitrail de Max lngrand … mais faisons tout d’abord connaissance avec l’édifice tout entier.
L’église présente un diamètre de 20 mètres. A 20 mètres du sol, la coupole en béton armé repose sur 24 colonnes.
D’une épaisseur de 10 cm à la clef, la couple est recouverte extérieurement de cuivre, et intérieurement d’une couche d’amiante « talochée ».
Les colonnes délimitent un déambulatoire qui mène à une chapelle placée derrière l’autel majeur.
Cet autel est une table de 5 mètres de long et 16 cm d’épaisseur, en pierre de Larrys, pesant 2600 kgs.
Les bancs disposés en arc de cercle peuvent accueillir 800 fidèles.
Sur la tribune adossée au portail, l’orgue de 35 jeux, a été monté par la Société des Anciens Etablissements G. Gutshenritter, de Paris.
La chapelle de la Vierge, où 200 fidèles peuvent prendre place, est le lieu de recueillement par excellence ; elle est utilisée pour les services quotidiens.
Sur le côté gauche, se dresse la statue de marbre de la Vierge, restée intacte au milieu des ruines de 1940.
Depuis l’inauguration de l’édifice en 1956, sont venus s’ajouter les dernières lignes du projet : le clocher, de 45 mètres de haut, habité de 4 cloches, et le baptistère, à ses pieds.
Revenez maintenant vers le vitrail et installez-vous pour le découvrir plus en détails.
Ce vitrail va vous accompagner dans un voyage au cœur de l’histoire religieuse du Pays du Caux, mais également de l’histoire de la chrétienté.
Pour vous aider dans votre visite, la verrière a été numérotée, panneau par panneau, de gauche à droite, de 1 à 21.
Il a été composé par Max lngrand.
Pour en savoir plus sur ce maître verrier, appuyez sur la touche verte. Sinon, tapez 7 pour découvrir le vitrail.
7 - Max lngrand
Max lngrand, né en 1908, fut dans un premier temps décorateur, jusqu’en 1940.
Il est ensuite devenu l’un des plus grands maîtres verriers du 20e siècle.
Il a exécuté de nombreuses commandes dans le monde entier : Saint-Pierre de Montmartre, les cathédrales de Saint Malo et de Rouen, l’église de Pont-Audemer, ou encore la mairie de Milan …
La verrière de l’église d’Yvetot est considérée comme son œuvre principale.
Pour découvrir le vitrail, tapez 7.
Le vitrail - La crucifixion
Vous avez sous vos yeux la crucifixion du Christ.
C’est en effet le motif essentiel de ce vitrail de 1046 m², unique en Europe. Elle constitue, au demeurant, la base même de la foi chrétienne.
Nous ne sommes pas, en effet, dans un musée, mais dans un lieu sacré, face à l’autel de pierre, d’un seul bloc de cinq mètres, sur lequel se renouvelle le sacrifice du Calvaire.
Le Christ, brisé par les indicibles souffrances qu’il a endurées, pèse si lourd sur sa croix de feu qu’elle épouse la forme de son corps, abandonné à la Mort pour l’amour des hommes.
Dans le ciel, témoins de ce geste d’amour suprême accompli pour l’éternité, les séraphins bleus composent une couronne de gloire au Crucifié du Golgotha.
Des archanges présentent les instruments du supplice : l’échelle, le roseau, l’éponge, le fouet de la flagellation, la lance.
Les encensoirs d’or, s’ils évoquent déjà les honneurs de l’embaumement, annoncent surtout que, dans trois jours, le Christ ressuscitera.
Sur le panneau 10, dans le bas du vitrail, à gauche, la Vierge Marie, dans ses voiles, bleus comme ceux des anges, bleus de nuit du « Stabat Mater », écoute Saint Jean.
Le jeune visage de Jean, souvent appelé « le bien-aimé du seigneur », semble saisi par l’angoisse.
Le Christ, avant de rendre l’âme, vient de confier sa mère à la protection de Jean.
« Celui que Jésus aimait » murmure à l’oreille de Marie, le doux nom par lequel les âges ne cesseront de la nommer : « Notre Dame … ».
Sur le panneau 12, à droite, en bas, Saint Michel, balances en mains, pèse strictement les âmes, la Miséricorde de Dieu égalant la Justice.
Debout dans sa tunique bleue d’archange, drapé dans le manteau vert sombre de la Justice, il est auréolé de rouge, la couleur de l’Amour.
Au sommet de la verrière, des anges musiciens chantent la gloire de l’Eternel. Nous les retrouvons d’ailleurs tout au long du déroulement de cette tapisserie d’or et de feu.
Embrassant l’espace de gauche et de droite, cette grande scène de la Crucifixion s’inscrit dans les flamboiements pourpres du sang et du feu, incandescence de la Charité qui devrait brûler le monde et le cœur de chacun des hommes.
Or, cette flamme de la Charité, allumée par l’Evangile du Christ, ce sont les Apôtres qui l’ont portée à travers la terre.
Tapez 8 pour découvrir les apôtres du vitrail.
8 - Le vitrail - Les apôtres
À gauche, sur le panneau 9, apparaît le premier de ces Apôtres, Saint Pierre.
Il tient à la fois les clés de l’Église et les rames de son bateau de pêche, car il restera, pour toujours, « pêcheur d’homme » …
Il est le Patron de notre église d’Yvetot depuis plus de mille ans.
Vous l’avez déjà vu, sur le fronton de l’église ; marinier herculéen du lac de Tibériade, il était entouré de son filet maillé des promesses évangéliques.
Sur la verrière, auprès de Saint Pierre, se tient Saint André, son frère.
Visage douloureux, celui qui fut l’un des premiers disciples de Saint Jean-Baptiste, s’appuie à sa croix écartelée, que les siècles appelleront à jamais « la croix de Saint André ».
Plus à gauche encore, sur le panneau 8, on distingue Saint Matthieu l’Évangéliste dans un ample manteau jaune et vert, assisté de son ange ; Saint Philippe, en manteau bleu, chassant de la croix dressée le dragon vert et griffu, prince des démons ; Saint Jacques le Mineur, fraternellement aimé du Christ et qui sera, dans l’Église primitive, le premier évêque de Jérusalem.
Il y sera massacré après avoir été précipité du pinacle du Temple à coups de lance et de bâton de foulon.
De l’autre côté de la Crucifixion centrale, à notre droite à présent, sur le panneau 13, voici maintenant Saint Paul, l’Apôtre des Nations.
Son manteau bleu rappelle celui de Saint Pierre.
Il tient son livre des Épîtres, dont Max Ingrand a sans doute voulu traduire la richesse en l’habillant d’une somptueuse reliure carolingienne.
Saint Paul, qui a péri par le glaive, nous le présente, mais en nous le tendant comme une Croix.
Au-dessus de lui, on distingue Saint Jacques le Majeur, son chapeau, sa coquille, son bourdon de pèlerin.
Il conduira les fidèles pour longtemps encore à Compostelle, mais plus sûrement encore au Paradis s’ils suivent les leçons de son ineffable charité.
À leur droite, sur le panneau 14, figure Saint Barthélemy, apôtre de l’Orient ; il aurait évangélisé l’Arabie et la Perse.
Il subit un martyre atroce : il nous montre ainsi le tranchet, un outil de tanneur, avec lequel il fut écorché vif avant d’être crucifié, croit-on comme Saint Pierre, la tête en bas, en signe d’humilité par rapport au Christ.
Saint Thomas, l’homme fort qui n’entendait point s’en laisser conter et n’ajoutait foi qu’à ce qu’il voyait, porte une équerre, l’instrument de précision de tous ceux qui veulent bâtir durablement et solidement, des ouvriers de bonne volonté.
Ce symbole aurait été attribué à Saint Thomas, évangélisateur de l’Inde, après qu’il eut construit un palais pour un roi indien.
Saint Simon est l’apôtre de la Perse et de l’Égypte, et peut-être de la Grande-Bretagne où il serait allé par mer.
Il fut supplicié à la scie, scié de long comme un arbre de charpente.
Enfin, proche de Saint Simon, est représenté le dernier apôtre, Saint Jude, frère de Jacques le Mineur et cousin du Seigneur, mort comme Saint Paul, la tête tranchée.
Au-dessus de Saint Jude, sur le panneau 15, le regard est attiré par Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus.
Elle monte au ciel. Elle nous laisse sa croix fleurie de roses rouges, symboles de souffrance et d’amour.
Ainsi revenons-nous, avec Thérèse de Lisieux, à la Crucifixion et au don total du Christ.
C’est exactement ce qu’ont accompli tous ces saints groupés dans cette verrière unique et dont nous voudrions maintenant vous révéler le fil conducteur, que vous pourrez écouter en tapant 9.
9 - Le vitrail - Les Saints du diocèse de Rouen
Vous voyez à genoux, au pied du vitrail et près de la signature du maître verrier Max Ingrand, le vénéré chanoine Delaune, archiprêtre d’Yvetot, curé bâtisseur de cette église, dans laquelle il repose depuis 1962, dans la chapelle du Saint-Sacrement derrière l’autel majeur.
Il avait demandé à Max Ingrand de représenter dans son éblouissante verrière la procession des Apôtres, et également celle des Saints, fêtés dans le diocèse de Rouen, parce qu’ils y étaient venus ou parce qu’ils en étaient partis pour accomplir une œuvre apostolique.
Les trois premiers, sur le panneau 2, sont des éducateurs.
Le premier, Saint Antoine Daniel, frère d’un armateur de Dieppe, était un missionnaire de la Compagnie de Jésus.
Le 4 juillet 1648, au Canada, alors qu’il venait de célébrer sa messe, son village fut attaqué par des Iroquois.
Tentant de faire diversion afin de permettre aux fidèles de s’enfuir, il saisit une croix et marcha droit vers les Iroquois.
Il fut criblé de flèches, puis jeté dans les flammes de la chapelle incendiée.
Au-dessus de lui, le Bienheureux Pierre Pottier est né au Havre. Supérieur du Grand Séminaire de Rouen, il fut massacré pour sa foi, le 3 septembre 1792, au couvent des Carmes de Paris.
Enfin, Saint Jean-Baptiste de La Salle fut le fondateur des premières écoles pour les enfants du peuple, au XVIIe siècle, à une époque où la France s’en souciait bien peu.
Il fut aussi l’instigateur de l’apprentissage de la lecture en français, et non plus en latin.
Sur le panneau 3, sont représentés des saints dont la vie et l’œuvre furent centrées autour de l’enseignement ; ainsi, Saint Lambert, second de Saint-Wandrille, évêque de Lyon, sacrera Saint Ansbert, évêque de Rouen.
Saint Maurille, dont la mitre d’or est auréolée de feu, fut le reconstructeur de la Cathédrale de Rouen, qu’il dédiera à Notre-Dame, au XIe siècle.
Vous pouvez également apercevoir Saint Hugues, 24e évêque de Rouen, bienfaiteur de Jumièges et de Saint-Wandrille.
Saint Hildevert, évêque de Meaux au VIIe siècle, dont les reliques sont toujours conservées à Gournay depuis le XIIe siècle ; Sainte Hildemarque, première abbesse d’un monastère de femmes fondé en 663 à Fécamp par Saint Waninge, comte du Pays de Caux.
Ce monastère fut édifié aux lieux mêmes où échoua, d’après la légende, le tronc d’un figuier qui contenait le sang du Christ, recueilli puis confié à la mer par Nicodème, compagnon de route de Joseph d’Arimathie, et l’un des derniers hommes à avoir eu un contact physique avec la dépouille mortelle du Christ.
Saint Waninge est d’ailleurs présent sur le panneau 4, dans la troisième travée.
Porté par un séraphin aux ailes rouges, il tient dans ses mains l’Abbatiale de la Trinité de Fécamp, que les Vikings brûlèrent et que reconstruisirent nos Ducs Richard Ier et Richard II, petits-fils et arrière-petit-fils de Rollon.
Près de lui, Saint Germer, ermite, est représenté avec sa croix de pénitent et le crâne de la Mort, posé sur son livre de prière ; il rappelle ici deux de nos plus anciennes fondations monastiques : Saint-Samson de la Roque dans l’estuaire de Seine et Saint-Germer-de-Fly, à notre frontière du Beauvaisis.
Enfin, Saint Philibert, premier abbé de Jumièges en 654, se penche sur le radeau des fils de Clovis II, livrés, nerfs coupés, au flot descendant de la Seine, qui les aurait menés droit à la mer si l’abbé ne les avait recueillis.
Auprès d’eux, sur le panneau 5, Saint Valery, l’apôtre du pays de Caux et du Vimeux au VIIe siècle, est vêtu d’une robe de pourpre et tient une crosse d’or ; il foule aux pieds l’une des idoles implantées par le paganisme.
Saint Prétextat fut abattu d’un coup de javelot, l’an 586, alors qu’il célébrait un office pontifical dans la Cathédrale de Rouen, sur ordre de Frédégonde, épouse de Chilpéric Ier et responsable d’innombrables assassinats, dont peut-être celui de son époux.
Prétextat, chancelant dans ses orfrois, le pallium sur la poitrine, arracha l’arme qui l’avait blessé à mort avant de s’écrouler.
Sur le panneau 6, voici Saint Nicaise, vêtu de bleu et auréolé d’or ; il fut le premier évêque de Rouen, mais martyrisé sur les bords de l’Epte, avant même d’avoir rejoint sa ville épiscopale.
Autre martyre, Sainte Honorine, la vierge aux longs cheveux, fut retenue prisonnière à Mélamare par les soudards auxquels elle se refusait.
Ils la jetèrent à la Seine, non loin de Lillebonne.
Le corps échoua avant le Cap de la Hève, non loin d’Harfleur, à Graville, où dès le XIe siècle, un prieuré fut érigé en son honneur ; aujourd’hui encore, il domine l’estuaire.
Saint Avitien, troisième évêque de Rouen, successeur de Saint Nicaise et de Saint Mellon, fut l’un des Pères du Concile d’Arles en 325.
Auprès d’eux, sur le panneau 7, vous apercevez maintenant Saint Bernard, fondateur et premier abbé de Clairvaux, prédicateur de la seconde Croisade.
Il vint à Rouen en 1130.
Yvetot accueillit jusqu’à la veille de la Révolution un couvent de Bernardines, dans l’observance de sa Règle.
Enfin, vous voyez Jeanne d’Arc, dans son armure d’azur, son étendard dans la main droite, l’épée de Sainte-Catherine de Fierbois sur son cœur.
Jeanne d’Arc, brûlée vive au Vieux-Marché de Rouen, est, avec Sainte Thérèse de Lisieux, patronne secondaire de la France, la patronne principale étant la Vierge Marie.
Tournez-vous maintenant vers la droite, et reprenez le même itinéraire, afin de découvrir d’autres aspects de la verrière, et tapez 10.
10 - Le vitrail - Suite
Sur le panneau 20, vous apercevez tout d’abord deux missionnaires de la Compagnie de Jésus, partis du Collège de Rouen au XVIIe siècle : Saint Isaac Jogues tient un ciboire dans une main et, dans l’autre, un pieu sur lequel, le 10 octobre 1646, ses bourreaux, des Indiens Iroquois, piquèrent sa tête après l’avoir scalpée.
Saint Jean de La Lande, un Dieppois, comme Saint Antoine Daniel, est représenté mains jointes ; patron des militants chrétiens du Canada, il fut massacré le lendemain du martyre de Saint Isaac Jogues.
Avec eux, Saint Jean Eudes, venu de Sées, fondateur du Séminaire de Rouen en 1659, fut l’un des prédicateurs les plus éloquents de son temps.
Sur le panneau 19, apparaît Saint Jean Brébeuf, du Collège de Rouen.
Le 16 mars 1649, il fut massacré par les Iroquois.
Ils lui avaient, d’un coup de hache, fendu la bouche parce qu’il réconfortait ses compagnons.
Près de Saint Jean Brébeuf, voici Saint Gontard, né à Sotteville-lès-Rouen, abbé de Jumièges et médecin de notre Duc-Roi Guillaume le Conquérant.
Sainte Austreberthe, abbesse de Pavilly, est représentée avec un loup, évocation de la légende du loup vert de Jumièges : celui-ci, ayant dévoré leur âne, fut chargé par l’abbesse du transport des paniers de linge entre l’abbaye et la sacristie.
Saint Wulfran, moine de Saint-Wandrille, partit avec quelques-uns de ses frères pour évangéliser la Frise et sema sa route de miracles.
La patène de son calice étant tombée à la mer, il supplia Dieu de la lui rendre : elle lui revint à bord du navire. Il l’offrit alors à Dieu pour l’Éternité.
Saint Rémy, 28e évêque de Rouen au VIIIe siècle, porte une barbe et serre dans ses mains le rituel romain qu’il imposa à son clergé en même temps que le chant grégorien.
Sur le panneau 18, figurent trois grands fondateurs d’abbayes : Saint Wandrille, dans sa très ample coule, avec sa large couronne monastique et sa crosse abbatiale, domine trois moines de sa sainte et noble abbaye de Fontenelle, toute proche d’ici.
Saint Ouen est présenté en manteau vert, mitré et tendant une croix reliquaire, orfévrée peut-être par Saint Éloi, dont il était l’ami.
Chancelier du roi Dagobert, Saint Ouen fut l’introducteur de la vie monastique à Rouen, dont il devint le vingtième évêque. Il y mourut en 684.
Saint Saëns, un Irlandais, moine de Jumièges, fut un apôtre de notre vallée de la Varenne où il fonda une abbaye, dont rien ne subsiste aujourd’hui.
L’abbatiale de Fécamp a l’honneur de conserver ses reliques insignes.
Sur le panneau 17, Monseigneur Saint Romain, portant un collier de barbe et un manteau pourpre, étrangle de son étole d’or la terrible gargouille qui dévastait Rouen, sa cité épiscopale, dont il est demeuré le patron toujours célébré.
Saint Godard, 14e évêque de Rouen, fut également évêque consécrateur de Saint Lô de Coutances.
Son corps, transféré à Soissons, avait reposé jusqu’au IXe siècle dans l’église de Rouen qui porte son nom.
Mitre à ses pieds, Saint Godard est ici représenté en prière.
Le cinquième groupe, sur le panneau 16, rassemble trois évêques de Rouen.
En haut, Saint Évode, le neuvième d’entre eux, déploie sur ses genoux une partition musicale. Il est en effet le patron de la Maîtrise de la Primatiale, célèbre à travers les âges.
Saint Victrice est près de lui ; il fut le hardi bâtisseur, au IVe siècle, de la première basilique à l’angle même du forum romain, là où s’érige depuis seize siècles la cathédrale, là où Saint Mellon ressuscita le fils de Praecordius et, le premier, célébra la sainte messe.
Justement, il est là, Saint Mellon ; successeur de Saint Nicaise, il fut en fait le premier évêque de la Seconde Lyonnaise.
Il a singulièrement marqué de sa présence notre Pays de Caux puisque, non loin d’ici, dans la vallée de la Durdent, il baptisait ses catéchumènes par immersion dans une fontaine, qui sourd toujours de terre au bord de la route.
La petite bourgade d’Héricourt-en-Caux porte toujours le nom, dans la tradition orale populaire, de Saint-Mellon.
Il y est mort en 311 ou 314.
Pour achever la description de la verrière, tapez 11.
11 - Le vitrail - Les couleurs
Ainsi, en remontant jusqu’aux sources, avez-vous fait, dans cette église ronde d’Yvetot et grâce à cette verrière magistrale, le tour même de l’histoire religieuse du diocèse de Rouen.
Vous avez également fait le tour du plus grand cycle qui soit : celui de la lumière du monde.
Max Ingrand a gradué ses couleurs, douces et tendres comme l’aube naissante, à partir de votre gauche ; elles montent progressivement de ton, depuis les bleus, les verts et les ors du matin, pour flamboyer dans les feux ardents du midi au plus haut du ciel.
Puis, comme elles suivent le cours du jour, elles déclinent doucement vers la droite au rythme quasi imperceptible du soleil descendant, pour aboutir à la sérénité du soir, où scintillent les étoiles.
Jehan le Povremoyne, journaliste, écrivain et poète du Pays de Caux, a écrit l’histoire de l’église Saint-Pierre et une description complète du vitrail pour la réalisation d’une cassette.
Jehan le Povremoyne, journaliste, écrivain et poète du Pays de Caux, a écrit l’histoire de l’église Saint-Pierre et une description complète du vitrail pour la réalisation d’une cassette audio.
Nous nous sommes largement inspirés de ses textes lors de la réalisation de cet audioguide.
Pour achever la visite de l’Eglise, tapez 12.
12 - Le chœur et l'autel
Avancez-vous maintenant vers le chœur, qui a fait l’objet d’un réaménagement en 1991, d’après des plans proposés par Jean Hesse.
Observez en particulier son mobilier.
Placé derrière l’autel, le Christ de 1 mètre 05, fixé sur une croix de laiton, fut récupéré dans les ruines de l’église incendiée en 1940, comme les chandeliers en bronze.
La base de ces chandeliers a été modelée en forme de poissons enlacés.
Le tabernacle, tout en bronze, comporte 12 médaillons émaillés représentant les douze apôtres.
Le chemin de croix, constitué de 14 plaques de bronze, a été fondu d’après des modèles conçus par Raymond Delamarre, Grand Prix de Rome en 1919.
La statue du Sacré-Cœur, exécutée par Debus, Grand Prix de Rome, a été réalisée en plâtre et plaquée de laiton patiné.
Pour terminer la visite de l’église, allez découvrir la Chapelle de la Vierge, située à droite derrière l’autel.
Elle aussi sauvée du sinistre de 1940 ; une statue de Marie portant son enfant a été placée dans la Chapelle, non loin des fonds baptismaux en cuivre rouge.
À l’occasion du 50e anniversaire de la reconstruction de l’église, la Paroisse d’Yvetot s’est enrichie d’une œuvre d’art de Fleur Nabert, jeune artiste de 25 ans.
Cette œuvre magistrale, située devant l’autel, symbolise « les apôtres Pierre et Jean au tombeau vide ».
Si vous souhaitez en savoir plus sur le thème de cette œuvre, appuyez sur la touche jaune.
Une fois votre visite terminée, dirigez-vous vers la sortie pour rejoindre le Musée des Ivoires. Tapez vert pour écouter comment vous y rendre.
12 - Jaune
« Éperdus à l’idée que la dépouille de l’aimé ait pu être enlevée, Pierre et Jean se précipitent au Tombeau.
La pierre est roulée et laisse voir une béance.
Pierre, qui va rentrer le premier, tend une main pleine d’effroi pour toucher ce vide incompréhensible.
Vacillement.
Tous les doutes du monde tournent tels des fauves en cage dans ce Tombeau vide.
Un regard, celui de Jean, dissipera les ombres : « Il vit et il crut ».
Voilà le choix : croire que le monde est vide ou accepter de ressentir, en aveugle, à quel point il est empli ».
Une fois votre visite terminée, dirigez-vous vers la sortie pour rejoindre le Musée des Ivoires. Tapez vert pour écouter comment vous y rendre.
12 - Vert : Instructions de déplacement
Nous vous invitons à emprunter une autre route qu’à l’aller.
Traversez la rue face à l’Eglise, et longez le mail sur la droite.
Vous allez alors apercevoir l’Hôtel de Ville.
Restez sur le même côté de la rue et continuez votre chemin : vous allez arriver face au Musée.
Entrez.
