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Yvetot Impressionniste

Date de parution le jeudi 16 mai 2024 à 14:00

Yvetot Impressionniste

2024 célèbre les 150 ans de l’Impressionnisme, ce qui est l’occasion pour la Ville d’Yvetot d’offrir une programmation exceptionnelle révélant la place de la ville dans la création d’hier et d’aujourd’hui.

Réunissant tout à la fois l’opération célébrant les 150 ans de l’Impressionnisme et deux expositions proposées dans le cadre du Festival Normandie Impressionniste, ce ne sont pas moins de trois événements culturels majeurs qui sont proposés par la ville.

Pour célébrer ce moment unique, Yvetot offre une vision impressionniste de son territoire : celle des meules de foin de la campagne yvetotaise peintes par Charles Angrand (1854 – 1926) ou celle de l’artiste Marc Desgrandchamps venu retrouver la survivance des paysages impressionnistes en pays de Caux. Une occasion de pouvoir inscrire la ville comme un lieu de l’histoire de l’art et de l’impressionnisme, qui continue à s’engager pour l’art contemporain.

Cette programmation exceptionnelle proposée par la Galerie Duchamp, centre d’art contemporain d’intérêt national, et le Musée des Ivoires, labellisé Musée de France, préfigure un projet d’envergure qui réunira à terme les deux établissements.

Charles ANGRAND, Les Villottes, © RMN-Grand Palais (musée d'Orsay) / Adrien Didierjean

SENSATION : LUMIÈRES, LEVANT

Avec les artistes Isabelle Cornaro, Dan Flavin, Marie de Quatrebarbes, Anthony McCall, Jonas Mekas, Elisa Sighicelli. Dans le cadre et avec le soutien du festival Normandie Impressionniste 2024.

C’est au désir de capter la lumière à l’onde de l’eau que l’on pourrait acter l’origine de l’impressionnisme – et l’on s’amusera d’ailleurs que c’est chez un photographe (dont l’activité consiste à révéler la lumière sur une surface plane) que s’organise la première exposition impressionniste.

Lumière, donc, comme ressource première qui ouvre de nouvelles perspectives : de la peinture, de la photographie, bientôt du cinéma puis de ce que l’on appellera les arts plastiques. La généalogie est connue. On pourrait s’en défendre, on s’en est défendu, n’empêche : la persistance s’inscrit encore. Dès lors, il est facile de créer une ligne tendue entre les œuvres des impressionnistes et celles, plus contemporaines, qui avec de nouveaux procédés, de nouveaux médias, de nouveaux matériaux autres que la toile et la peinture, vont au devant, pourrions-nous dire, de la lumière. Cette exposition se propose de faire l’expérience, physique, de cette sensation vive provoquée par la lumière à travers cinq œuvres disséminées entre les murs du centre d’art, laissant ainsi toute l’aisance possible à une rencontre physique avec elles – une expérience de lumière intérieure.

Les œuvres exposées sont une peinture-installation d’Isabelle Cornaro (de la série des Reproductions) ; des extraits de Walden de Jonas Mekas qui joue comme le contrepoint temporel à Monet en filmant des levers et des couchers de soleil sur l’Atlantique ou des enfants jouant sous la neige; les jeux de couleur des néons de Dan Flavin comme autant de couleurs en tubes, la clarté artificielle d’un lever de soleil à travers les rideaux d’une œuvre d’Elisa Sighicelli ou encore la spectrale et énigmatique lueur de Doubling back d’Anthony McCall que les spectateurs sont invités à traverser – en somme, à faire une expérience sensuelle de la lumière.

Une œuvre de Marie de Quatrebarbes écrite pour l’occasion sera éditée dans la collection Petit Format.

La galerie Duchamp remercie la galerie Martine Aboucaya, studio Anthony McCall, Samuel LePaire Fine Arts, la galerie Balice-Hertling, Re:Voir.

Anthony MCCALL, Doubling Back, 2003_Image : Salim Santa Lucia, 2024
Jonas MEKAS, Extraits du film Walden - Diaries Notes and Sketches, 1968 © Jonas Mekas Studio, avec l’aimable autorisation de Re:Voir

Marc DESGRANDCHAMPS

De février à avril 2024, la galerie Duchamp a accueilli l’exposition Sensations : lumières, levant. Exposition présentant notamment des œuvres de Dan Flavin, Jonas Mekas, Isabelle Cornaro ou encore Anthony McCall et qui proposait une lecture, à rebours, de la matière première du mouvement impressionniste : la lumière. Cette exposition rencontra une forte affluence du public, d’Yvetot, de la Normandie et de bien au-delà. Elle a naturellement trouvé sa place dans les grandes expositions du Festival Normandie Impressionniste.

Le 25 mai 2024 prendra place une seconde exposition, présentée dans le cadre du Festival Normandie Impressionniste. Intitulée Les paysages demandent aussi un temps de pose, elle présentera des œuvres récentes de Marc Desgrandchamps.

Marc Desgrandchamps (1960, Sallanches) est un des peintres français les plus reconnus et influents de sa génération. Peintre de la matérialité transparente, du fantomatique adjacent, du paysage en suspend, ces tableaux demeurent le plus souvent sous l’influence forte d’une ou plusieurs images comme accumulées : celles de films, de peintures plus anciennes, d’œuvres littéraires ou musicales, de sites naturels. Ce sera le cas de l’exposition Les paysages demandent aussi un temps de pose qui sera présentée à la galerie Duchamp. En effet, Marc Desgrandchamps a intégré à sa palette les teintes du Pays de Caux ou des valleuses de Varengeville-sur-Mer tout en faisant affleurer aux lignes de craies et de silex des personnages comme sortis d’une mythologie plus ancienne – où quelques baigneuses sorties du bain ne sont pas sans évoquer les avancées légères mais déterminées d’une Gradiva ou de l’ambivalence de la Vénus d’Ille, motif central d’une nouvelle fantastique de Prosper Mérimée.
Ainsi, Marc Desgrandchamps a pu partager quelques territoires avec les impressionnistes, y voir de mêmes paysages, de mêmes lumières, de mêmes lignes d’horizon et d’arêtes de silex tombées à la mer.

L’exposition sera présentée du 25 mai au 22 septembre. Elle accueillera une trentaine d’œuvres récentes de l’artiste dont la moitié réalisée spécialement pour cette exposition.

Présentée dans le cadre du Festival Normandie Impressionniste, l’exposition de Marc Desgrandchamps sera l’occasion d’une publication gratuite, distribuée aux visiteurs, un « Petit format » composé de collages inédits de l’artiste.
Pour le jeune public, un Artichouette (3 – 6 ans) et un Shuper ! (7 – 12 ans) accompagneront la visite.

Vernissage le 25 mai 2024 à 18h00, ouvert à tous.

Entrée libre et gratuite.
Les mercredis de 10h00 à 12h00 puis de 14h00 à 18h00.
Les jeudis, vendredis, samedis et dimanches de 14h00 à 18h00.

Les Villottes

de Charles Angrand au Musée des Ivoires

Dans le cadre de l’opération nationale mise en œuvre par le Ministère de la Culture et le Musée d’Orsay pour les 150 ans de l’Impressionnisme, la ville d’Yvetot accueille un prêt exceptionnel des collections nationales.
En effet, le musée des Ivoires accueillera du 11 juin au 22 septembre une œuvre de Charles Angrand, Les Villottes.

Vernissage le 15 juin 2024.

Peint dans la lumière d’automne de la campagne yvetotaise, Les Villottes est un tableau qui cherche à saisir la fragmentation de la lumière et l’irisation de la couleur. Le Pays de Caux n’est pas étranger aux Impressionnistes et bon nombre d’entre eux ont arpenté le territoire, partagé entre vallées et valleuses. Un territoire que les peintres ont su, et notamment les impressionnistes et les artistes proches du mouvement, saisir. Car il est bien question de saisissement : à l’image de ce tableau de Charles Angrand. Artiste rouennais, qui a arpenté ce territoire et dont les préoccupations picturales, vers 1887 au moment de la réalisation de cette huile sur carton, ne sont pas – encore – éloignées des recherches de ses amis impressionnistes, et en premier lieu de celles de Claude MONET.
Le Musée des ivoires, qui sera alors en pleine transformation, sera vidé de ses vitrines pour ne présenter que cette œuvre-ci en regard d’un tableau de Marc Desgrandchamps dont une exposition sera visible à la galerie Duchamp. En ne montrant que deux œuvres, le musée des Ivoires souhaite faire vivre une expérience aux visiteurs : et si, en ne présentant que deux œuvres, on les voyait vraiment ? Et si on allait au musée pour « Y voir » quelque chose, mais avec toute l’intensité et l’attention qu’elle mérite. En prenant pour prétexte une œuvre impressionniste montrée face à une œuvre contemporaine, l’enjeu est bien de mener le spectateur à tenter de trouver entre les deux œuvres, distantes temporellement, de trouver ce qui peut, justement, les rapprocher. Bref, une invitation à y voir, autrement.

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Sur le renouveau du musée

Riche d’environ 200 pièces en ivoire, issues pour la plupart d’un don de Louis FÉRON en 1929, la collection municipale comporte aussi des céramiques, des tableaux ou encore le fameux trésor de Rétimare découvert lors de travaux en 1968. Le musée, situé dans le bâtiment de l’office de tourisme, n’avait jusqu’alors jamais été réhabilité. Un nouveau projet se dessine donc, imposant une fermeture provisoire pour repenser cet incontournable du patrimoine yvetotais.

Les deux salles principales seront fermées jusqu’au premier semestre 2025. Un important travail d’inventaire, de restauration et de mise aux normes, avec l’aide et l’expertise des services techniques, est à réaliser. Une fois rouvert, au premier semestre 2025, le musée présentera des œuvres et objets, d’hier à aujourd’hui. Nouvelle scénographie, muséographie plus actuelle, nouvelle proposition de parcours, rédaction d’un projet culturel scientifique, médiation à destination de l’ensemble des publics et des scolaires : le musée se réinvente.

Pour sa réouverture, le musée proposera trois axes de lecture de ses collections : Figure, Paysage et Usage. Un parcours polyphonique offrant un aperçu de ses collections dans un parcours ludique et décomplexé, privilégiant la rencontre entre les œuvres et les objets afin de piquer la curiosité des visiteurs. Ainsi, ouvert et accessible à tous, petits et grands, chacun pourra (re)découvrir les collections municipales accompagnées d’œuvres issues d’autres musées empruntées en fonction des expositions.

Cette réouverture préfigurera un projet plus ambitieux consistant à associer, à l’horizon 2028, le musée des ivoires et la galerie Duchamp, centre d’art contemporain d’intérêt national. En réunissant dans un même bâtiment un centre d’art contemporain et un musée, dans une configuration inédite en France, la ville d’Yvetot se verra dotée d’un atout supplémentaire à son attractivité.

Musée des Ivoires, 8 Place du Maréchal Joffre, 76190 Yvetot
Ouvert les mardis, mercredis, vendredis, samedis, de 10h à 12h30 et de 14h à 18h.
Gratuit

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Ville
d'Yvetot

Coordonnées


Place de l'Hôtel de Ville
Boite postale 219
76196 YVETOT CEDEX
Téléphone : 02 32 70 44 70
E-mail : mairie@yvetot.fr

Horaires


Du lundi au vendredi :
8H - 11H30 et 13H30 - 17H
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